L’hypertension artérielle est un véritable problème de santé publique au niveau mondial. En Haïti, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 43% des personnes âgées de 30-79 ans en sont atteintes. Quand on connait les complications de l’hypertension artérielle, il est normal de penser à la prévention. De nos jours, le gouvernement américain (CDC, FDA), l’OMS et d’autres organisations de santé recommandent une réduction de la consommation de sel comme stratégie primaire pour lutter contre l’hypertension artérielle. L’histoire récente des directives alimentaires de ces organisations (régime faible en graisses et riche en hydrates de carbone pour lutter contre les maladies cardiovasculaires) invite au moins à questionner cette stratégie.
L'origine d'une recommandation contestée
La recommandation de manger moins de sel provient des recherches de Lewis Dahl dans les années 1950 qui a donné 500g de sodium par jour à des rats (environ 50 fois la consommation habituelle). Il a poursuivi ses recherches en étudiant la corrélation entre l’hypertension et la consommation de sel dans certains pays. À l’instar de l’étude des 7 pays d’Ancel Keys qui avait montré une corrélation entre la consommation de graisses saturées et les maladies cardiovasculaires les recherches de Dahl étaient frauduleuses et leur analyse subséquente a montré exactement le contraire : la réduction de la consommation de sel s’accompagne d’une augmentation de la tension artérielle.
Une de ces études de corrélation est celle dénommée Intersalt. Elle a comparé l’excrétion urinaire de sel et la tension artérielle. Les données ont été collectées à travers le monde avec une très grande variabilité dans la consommation de sel, comme le montre le graphique ci-après : de moins d’un gramme dans les sociétés primitives à 14g par jour au Japon. Il est donc peu probable que la seule variable « sel » puisse expliquer la différence observée.
De plus, si on élimine les sociétés primitives (à très faible consommation de sel) l’effet inverse a été observé : une plus forte consommation de sel est associée à une tension artérielle plus basse. Les statisticiens (scientifiques) peuvent jouer avec les données pour les faire exprimer ce qu’ils ont dans leurs têtes, justifiant le dicton : il y a les menteurs, les menteurs pathologiques et les statisticiens.
Pourquoi donc toutes ces acrobaties « scientifiques ». Il est de notoriété publique que les organes régulateurs en santé sont contrôlés par des intérêts privés, de même que les grands centres de recherche. On sait aujourd’hui que deux chercheurs de Harvard ont été payés pour soutenir l’argument que les graisses animales, pas le sucre, étaient la cause des maladies cardiovasculaires. Serait-on en train d’observer une répétition de l’histoire ?
Corrélation n'est pas causation
Tout d’abord, il faut comprendre la différence entre « corrélation » et une relation de cause à effet (causation). Dans les pays développés, chaque fois qu’il y a un incendie, on voit sur les lieux des camions de sapeurs-pompiers. Imaginez un paysan haïtien qui observe cette corrélation, il peut conclure à tort que ce sont les pompiers qui incendient la ville. C’est exactement ce que font les « scientifiques » du NIH, des CDC et de l’OMS avec l’histoire du du sel. Tel a été aussi le cas avec le cholestérol.
Ensuite, le modèle uni causal de la maladie que nous offre la « science » est fallacieux. C’est un héritage de la croyance que les maladies infectieuses sont causées par des microbes. Cela sous-entend que le microbe est une condition nécessaire et suffisante pour causer une maladie. La pandémie de Covid a offert une formidable illustration. Si le virus infecte 100 personnes, 80 ne présentent aucun symptôme ; 15 ont eu des symptômes mineurs sans aucune perturbation de leur vie ; 5 étaient vraiment malades et un en mourait dans les pays développés comme les États-Unis. Comment expliquer tant de variabilité dans la réponse au virus si ce dernier en était l’unique cause ? La vérité est que le virus ne cause la maladie que chez les individus présentant un terrain favorable. Cette maladie avait donc au moins deux causes : le virus et le terrain. Comme l’ont soutenu Antoine Béchamps et Claude Bernard, le terrain nous paraît le facteur le plus important.
Si ce modèle est fallacieux dans le cas des maladies infectieuses, il l’est davantage dans le cas des maladies métaboliques comme l’hypertension artérielle. Le sel est certainement une variable d’intérêt dans la tension artérielle, mais il existe peu ou pas d’évidence que sa consommation en excès en soit la cause principale. Pourtant le sel est le cheval de bataille de l’OMS et des agences gouvernementales du monde. Le 9 mars 2023, l’OMS a réuni 150 scientifiques qui ont proposé une campagne pour réduire la consommation de sel de 30% d’ici 2025. Pourquoi cet acharnement sur le sel quand le sucre, les graisses végétales raffinées (Seeds oils) et les aliments transformés sont totalement ignorés par ces « scientifiques » ? Serait-ce parce le sel ne dispose pas de puissants lobbys pour le défendre auprès de ces organisations ?
votre santé en profondeur ?
Une consultation PHI commence par identifier les causes — pas seulement les symptômes.
Recevez nos articles et conseils santé directement dans votre boîte mail.
