Cancer du sein : du simple dépistage précoce à la prévention active En octobre 2020, nous avons publié un article relatant l’histoire du mois de sensibilisation sur le cancer du sein. Pendant ce mois, les femmes sont incitées à subir une mammographie et la population générale est invitée à se solidariser avec les victimes du cancer du sein en appuyant les groupes de support et la recherche. Nous avons partagé les réserves de certains professionnels comme les docteurs Cécile Bour et Gérard Lépine qui affirment que cette activité fait beaucoup de tort aux femmes et profite à l’industrie du cancer Lire ici .
Souvent, on s’implique de bon cœur dans une activité pour découvrir plus tard que l’objectif n’est pas celui qu’on croyait. Ainsi, certains pensent que « Octobre Rose » est une activité de prévention. Il n’en est rien. C’est plutôt une activité qui fait la promotion du dépistage (utilisant une méthode nocive et peu fiable) et qui collecte des fonds pour supporter les malades et la recherche. Le dépistage précoce du cancer du sein est une bonne chose. À ce stade, le praticien en médecine fonctionnelle dispose, en plus des méthodes de traitement traditionnel, tout un éventail de stratégies incluant le style de vie, des substances naturelles et des « Repurposed Drugs ou médicaments réutilisés » qui agissent directement sur les caractéristiques fondamentales (hallmarks) du cancer. Mais, il est encore mieux d’entreprendre des activités de prévention susceptibles de réduire l’incidence. Pour cela, il faut agir sur les causes. Quelles sont donc les causes/facteurs de risque des cancers ?
La première réponse que propose la médecine conventionnelle est l’hérédité. Le cancer, n’est-il pas une maladie génétique ? De plus on a observé une mutation dans le gène BRCA qui augmente le risque de cancer du sein et des ovaires. C’est ce qui a poussé Angelina Jolie à se faire enlever ces organes. Selon le Centre de contrôle des maladies des USA (CDC), seulement 5-10% des cancers du sein et 10-15% des cancers ovariens seraient d’origine héréditaire. De plus, il a été noté qu’avant 1940, 24% des porteuses de mutations des gènes susmentionnés avait développé un cancer contre 85% après 2013. Peut-être que les médecins d’Angelina ne savaient pas que le cancer est un symptôme qui ne s’exprime que si certaines conditions sont réunies. Elle a fait enlever ses organes en dépit des effets indésirables de la ménopause précoce contre garantie de la prévention de cancer dans ces deux organes. Cependant, il lui en reste d’autres. Que ferait Angelina si on avait identifié chez elle le gène APOE4 qui prédispose aux maladies cardiovasculaires et à la maladie d’Alzheimer ? On comprend le ridicule de la question. Peut-être qu’elle pourrait bénéficier d’une transplantation cardiaque, mais qu’en serait-il du cerveau ?
À la vérité, le code génétique nous a été donné. Nous ne pouvons pas le changer. Nous pouvons cependant agir sur l’expression de la génétique en agissant sur l’environnement et les habitudes de vie. C’est le pouvoir de l’épigénétique sur la génétique. Celle-ci confère des prédispositions qui peuvent être activées ou désactivées par les habitudes de vie et l’environnement. Ce nouveau paradigme nous informe que nous ne sommes pas les victimes de notre génétique, mais que nous portons la responsabilité de ce qui nous arrive dans la vie.
Causes des cancers
Les CDC distinguent deux groupes de facteurs de risque : 1.
Les facteurs de risque que vous ne pouvez pas changer
a. L’âge : plus on est âgé, plus le risque de cancer augmente b. L’histoire reproductive : ménarches précoces (avant 12 ans) et ménopause tardive (après 55 ans) c. Les mutations génétiques d. Les seins denses e. La radiothérapie f. L’exposition au médicament Diethylstilbestrol (USA 1940-1971, hormones de synthèse aux propriétés ostrogéniques puissantes)
2.
Les facteurs de risque que vous pouvez changer
a. La sédentarité (liée à 13 types de cancer selon CDC) b. L’obésité après la ménopause c. Les hormones de remplacement pendant la ménopause d. L’histoire reproductive (première grossesse après 30 ans) e. La consommation d’alcool
Cependant, les CDC ont omis certains facteurs qui, à mon humble avis, sont les véritables forces qui propulsent l’épidémie de cancer :
- Les perturbateurs endocriniens
- Les carences nutritionnelles (Iode, vitamine D)
- Le tabagisme
- Le diabète
- L’hypothyroïdie perturbe la réparation cellulaire.
- Les conditions perturbatrices du métabolisme de l’œstrogène (foie toxique, porosité intestinale qui facilite le passage dans le sang du contenu du tube digestif, déséquilibre de la flore intestinale). Etc.
Les perturbateurs endocriniens ou Xeno-oestrogènes : l’éléphant dans la chambre
Ce sont des composés chimiques (naturels ou de fabrication humaine) capables de mimer les hormones, de bloquer leurs actions ou de nuire à leur production. Notre système hormonal fonctionne comme une symphonie où la moindre fausse note risque de produire une cacophonie qui peut être à l’origine de nombreuses maladies comme :
- Les cancers (du sein, de la prostate, de la thyroïde, etc.)
- Les perturbations du développement du système nerveux entrainant le déficit d’attention (ADD, ADHD) chez l’enfant
- La cryptorchidie (absence de testicule dans le scrotum)
- Etc.
Vraiment ! Et les CDC les ont oubliés ? Où peut-on trouver ces substances ? Elles sont présentes dans la plupart des produits industrialisés utilisés à la maison. Citons :
- Les produits cosmétiques et de soins corporels non biologiques tels que savons, shampoings, crème, (contenant des ingrédients chimiques nocifs pour le consommateur comme le paraben, de l’alluminium, etc.)
- Les produits de soins bucco-dentaires : pâtes et bains de bouche (contenant du fluor, du triclosan)
- Les aliments produits industriellement (engrais, insecticides, pesticides contenant des toxines comme PCB, DDT, Dioxine, Benzène, les OGMs, etc.)
- L’eau de boisson ne répondant pas aux normes de santé (métaux toxiques, plastic)
- L’air (particulièrement celui de villes où on brule le plastic, les pneus, etc.)
- Des produits de dry cleaning
- Les aliments transformés (préservatifs et autres toxines)
- Les produits de nettoyages
- Les matelas, habits neufs (bromures qui retardent la flamme)
- Plastic (phtalate, BPA). Beaucoup de récipients en plastic portent l’étiquette « BPA free ». Ils peuvent cependant contenir du BPS et du BPF qui sont pires. Le BPA se retrouve aussi dans les reçus de caisse.
- Les vaccins administrés à nos enfants (formaldéhyde, mercure, aluminium)
- Le lait
- Le pain (bromure, roundup utilisé pour sécher le blé avant la récolte). Etc.
Comment les identifier ? Si on avait un doctorat en chimie, on pourrait tirer son épingle du jeu en lisant les étiquettes. Mais le laxisme inquiétant et suspect des agences de régulation l'EPA (Environmental Protection Agency) et la FDA (Food and Drug Administration) permet aux fabricants d’occulter les effets nocifs de certains composés chimiques présents dans nos aliments. Pour vous en convaincre, lisez notre article relatif aux édulcorants artificiels sur notre blog ( www.phihaiti.com ). De plus, l’industrie n’est pas obligée de lister une substance présente dans les aliments en dessous d’un certain seuil. Par exemple, l’absence de « transfat » sur une étiquette ne signifie pas que ces graisses toxiques y sont absentes, mais qu’elles n’y sont pas présentes au-delà d’un certain seuil. Cette pratique est extrêmement dangereuse car, selon le Dr. Rhonda Nelson, en termes de toxicité, moins n’est pas nécessairement meilleur. Une substance toxique, à une dose donnée, peut entrainer la mort cellulaire, alors qu’à une dose moindre, elle peut irriter la cellule sans la tuer et la transformer en cellule cancéreuse.
Quelques activités de prévention
- D’abord, s’éduquer ! Il est essentiel aujourd’hui de prendre le contrôle de sa santé. Chacun devrait considérer sa santé comme une entreprise pour laquelle il embauche des consultants dont le médecin. Le consultant propose des stratégies de succès, mais ultimement, chacun de nous est au volant de la voiture de sa propre santé !
- Le sommeil : viser un objectif de 8h de sommeil chaque soir dans une chambre sombre qui facilite la production de mélatonine qui est un puissant anti-cancéreux.
- La gestion de la réponse au stress : une science et un art à apprivoiser, puis maîtriser. Le stress chronique, mal géré, conduit à un dysfonctionnement du système nerveux autonome dont les conséquences sur le métabolisme sont incommensurables. Il est impératif d’adopter des techniques de relaxation comme :
- La respiration rythmique : Respiration 4-7-8 du Dr Weil, la cohérence cardiaque
- La méditation, le yoga, tai-chi, la prière, etc.
- Les activités physiques régulières : pratiquer 150 à 300 minutes d’activités physiques par semaine. Il n’est pas obligatoire d’aller dans un centre sportif, mais il faut bouger.
- L’ alimentation saine et variée :
- Faible en sucre et en hydrates de carbone
- Riche en bonnes graisses
- Riche en légumes frais crus et/ou cuits minimalement à moins de 40 degrés
- Les agrumes et les petits fruits comme les baies
- Consommation locale, organique autant que possible. Les aliments suivants ont des propriétés anticancéreuses :
- Les crucifères : Le brocoli, chou de Bruxelles, les choux pommes : blanc, vert, violet ; le chou-fleur, le chou feuillu : kale, chou cavalier ou chou Collard (cuisson légère)
- La famille allium : Ail fraichement écrasé, oignon, poireau, échalote, ciboulette
- Épices : curcuma (1 cuillerée à thé chaque jour avec un peu de poivre)
- Thé vert (Camelia simensis)
- Les champignons (Mushrooms)
- Les petits fruits (baies) : framboise, fraise, bleuet (Blueberry), canneberge (cranberry)
- Omega-3 : poissons gras, graines de lin fraichement moulu conservées au frais
- Les agrumes : pamplemousse, citron
- Le chocolat noir 72% -100 % sans lait
- Éviter, ou tout au moins, réduire les aliments inflammatoires comme le blé, le lait animal, le sucre ajouté
- Utiliser des produits de soins corporels bio qui contiennent des ingrédients qui sont cultivés selon les règles de la culture biologique. Attention aux produits dits naturels qui ne le sont pas en réalité.
- Maintenir une composition corporelle optimale
- Adopter un programme de supplémentation alimentaire personnalisé qui inclut entre autres :
- Des supports digestifs (probiotiques, etc.)
- Les vitamines A, D, E et K
- L’iode
- Le DIM (Di-Indole-Méthane)
- La mélatonine
Sur cette base, on peut greffer un programme de dépistage précoce qui inclut :
- L’autopalpation régulière : consulter un professionnel qui s’y connaît et apprendre comment la pratiquer régulièrement tous les mois après les règles. Si la ménopause s’est déjà installée, adopter une date mensuelle pour le faire.
- Un examen périodique des seins par un professionnel qualifié qui recommandera au besoin d’autres tests pertinents
- La thermographie : une photographie thermique du corps permettant de détecter des profils thermiques aux significations multiples tels que les traumatismes, les processus inflammatoires, des conditions favorables à la prolifération de cellules cancéreuses des années avant que les lésions ne soient visibles à la mammographie, la sonographie mammaire, ou la résonnance magnétique nucléaire. Elle est une technique non invasive, rapide, facile et fiable qui permet d’identifier très tôt les anomalies, les documenter, et les corriger avant qu’elles ne s’aggravent.
- La BEV : la bioélectronique Vincent qui permet d’évaluer le terrain biologique et de déterminer les risques de développement des maladies cardiovasculaires, des maladies dégénératives comme des cancers, etc.
- Des tests hormonaux qui seront bientôt disponibles à PHI
Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. Il est de plus en plus fréquent, même chez les moins de quarante ans. Il est bien de penser au dépistage ; mais il est encore mieux de penser à la prévention primordiale qui s’intéresse à nos habitudes de vie. Ce type de prévention ne cible pas une maladie ou une autre, mais fait la promotion de la santé, du bien-être et de la longévité en bonne santé.
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